lundi 16 avril 2018

Jean-Jacques Plenel

J'ai regardé l'entretien donné par Emmanuel Macron à Plenel et Bourdin et le moins qu'on puisse en conclure sur la forme est que les deux vieux baroudeurs du journalisme  ont trouvé un petit gars bien coriace dans lequel ils ont abandonné quelques dents.

D'abord Bourdin et son ton populeux qu'il donne d'une voix faussement colérique, un coup de tonnerre avec lequel on veut impressionner les enfants, mais son erreur est là : croire que l'âge précoce du capitaine lui permettrait de lui faire la leçon et de le sermonner. Puis il y avait ces interventions permanentes et intempestives pour couper la parole aux deux autres et se mettre en scène, petit potentat méprisant comme il doit avoir l'habitude sur son plateau à BFM et RMC. "Avez-vous pensé à NOS retraités qui subissent la hausse de la CSG maintenant alors qu'ils doivent attendre encore deux ans pour la suppression totâââââle de la taxe d'habitation !" Pouah !

Plenel est resté fidèle à son habitude : hautain, boursouflé de faux bon sentiments, pleurnicheur et dans la posture permanente du martyr. Il est resté planqué dans l'ombre de Bourdin, en cela fidèle à la ligne politique d'extrême gauche qu'il défend, toujours cachée derrière les populistes qui lui permettent d'avancer et faire tourner leur petite épicerie à indignations. Il s'est érigé comme d'habitude en président du tribunal des vertus, commissaire politique d'un peuple qu'il ne connait pas. Il a invectivé, posé des questions sentencieuses et orientées sur la personne et s'est contenté d'afficher son sourire entendu pendant deux heures quarante, grimace de dédain qui ne le quitte plus désormais.

Sur le fond, un redite des postures et principes déjà mille fois répétés. 

En résumé, un  concours de bites un peu ennuyeux où deux journalistes ont fait du grand cinéma pour montrer leur extrême bankabilité dans le milieu.

On n'avance pas beaucoup!

jeudi 5 avril 2018

Mélenchon ce grand convergent

Le leader d'extrême gauche s'est encore illustré par sa grossièreté légendaire lors d'une manif où il disait que les journalistes faisaient "un travail de merde". Trump est passé par là ! Oubliés les ennuis de financements chelous de sa campagne et les déboires de sa chaîne télé qui elle, fait de l'excellent  boulot journalistique en lui léchant les roustons dans les sens du poil. Vive la convergence des luttes !

Faut dire que la défaite lui reste encore en travers de la gorge.

L'effarante incrédulité avec laquelle il avait accueilli les résultats du premier tour qui le classait tout de même bon 4è derrière un Fillon pourtant dans la merde jusqu'au col de son costard de luxe, son refus de donner des consignes de vote et les piètres résultats des législatives ne pouvaient laisser penser qu'il en resterait là.

Le mauvais perdant se tourne alors vers son bras armé : la CGT avec ses 3 ou 4 % de syndiqués et les unions d'étudiants, tout aussi peu représentatifs, pour redonner un coup de manivelle social et faire reculer le gouvernement. Enfin obtenir une victoire sur Macron. De quoi venir plastronner devant les médias de merde pour dire qu'il a gagné. 

Le procès en légitimité fait contre ce président et ce gouvernement est assez inquiétant. Il participe à cette entreprise de sentiment dangereux de délégitimation généralisée : contre, pêle-mêle, les médias, la justice, la police, l'armée, la politique... etc. Jeu dangereux qui laissera la porte ouverte aux barbaries et à la sauvagerie qui nous guettent de près.

Pour bien illustrer justement ce qui se passe dans la mentalité de certains cheminots, j'ai regardé un reportage où un  gréviste expliquait ses raisons : 

- Je suis issu d'une famille de cheminots,  mon grand-père et puis  mon père... et je n'aimerai pas laisser mes enfants avoir moins que ce que moi j'ai eu. (pour aller vite, hein). 
Peut-être faudrait-il retirer de la tête de ce genre de types que la SNCF n'est pas un "bien familial" dont on peut hériter. Cela fera déjà un excellent début. 

Il est effarant de constater que cette corporation est devenue une sorte de petite bourgeoisie jalouse de son petit train de vie parsemé d'avantages et ne fait que reproduire les schémas que dénoncent à longueur de discours lénifiants et pompeux ses chefs. C'est mal.

Quant aux étudiants, que dire devant cette chose pathétique que de les voir se branlouiller devant les vieilles affiches de 68 et venir réclamer qu'on leur accorde la moyenne pour finir une année scolaire passée pour la plupart sur les terrasses des cafés. Ils dénoncent le nouveau système parcour'sup conçu pour une meilleure orientation... des futurs bacheliers.
 
A force de converger Mélenchon rêve peut-être de déboulonner le gouvernement et le président élu, et de venir au pouvoir à la tête d'une future alliance populiste comme en Italie. Les Français accepteront-ils de voir un clown et une gnère hystérique aux manettes ? J'en doute fort.



vendredi 30 mars 2018

Les cheminots ne prennent jamais le train

Je l'avoue, je prend le train assez peu fréquemment mais c'est curieux de se rendre compte qu'à chaque fois, c'est le bordel intégral.

Tenez, pas plus tard que le week-end dernier je devais rentrer chez moi lundi. j'avais confortablement tablé sur un car qui m’amènerait à tome vers les 17h en partant de la gare de Lens vers 10 heures du matin via Paris.  Un court passage dans les couloirs puants du RER pour rejoindre la gare de Lyon, ensuite nach Lyon puis Montélimar. Une promenade de santé je vous dis.

Mais peau de zob !

Gare de Lens : retard  indéterminé pour Paname, résultat mon transfert entre deux gares limité à 40 minutes cramé! Gentille, la dame coincée dans son fauteuil rouge pour cause de surpoids me propose un Lens-Lille-Lyon. Youpi ! Je rattrape largement. Va benêt, je remonte encore plus profondément dans le chnord à patate, quitte à redescendre dans mon sud à pébrons dans les temps.

Mais peau de gland !

En gare de Lille, 20 minutes de retard pour cause de "sortie tardive des dépôts". Argument qui a subitement muté en affreux bagage abandonné. Entre nous on se demande bien comment un bagage a pu atterrir dans un train qui a dormi dans un dépôt tgv. Passons. Le contrôleur jovial sans raison apparente mais je veux bien admettre, vient nous annoncer que le chauffeur est un cador, il va fouetter le cocher et faire chauffer les pistons qu'on allait voir ce qu'on allait voir.

Mais peau de bite ! 

En gare de Ch. De Gaulle (toujours ce grand con) des passager OUIGO indélicats ont eu le tort d'aller poser une fesse sur les beaux sièges de MON tgv. Ni une ni deux, les gars annoncent que le train ne fera pas un mètre avec des vulgaires ouiguistes de mes deux à bord. Bilan, encore 20 minutes dans le cul. Reusement les trains entre Lyon et la capitale du nougat sont fréquents... j'arriverai plus tard chez ouam ! Qu'à cela ne tienne, y a des choses plus graves comme une blenno purulente ou un militant de debout la France. Après ça, rien ne peut t'arriver, tu dis.

Mais peau de quéquette !

Le train au départ de Lyon est bondé comme le rapide Calcutta-Peshawar à l'heure de pointe. Je parcours la distance jusqu'à Vienne le nez collé à la vitre entre deux wagons, pratique pour admirer le paysage d'arrière-ville essentiellement composé de casse de bagnoles, de cimetières, stations d'épuration et d'aires de gens du voyage. A Montélimuche, mon car parti, fallait poireauter environ deux heures pour prendre le dernier. Aucun agent visible dès 19 heures à la gare.

Rentré à la maison à 23 heures, crevé mais plein d'amour pour la défense des intérêts acquis des cheminots et des syndicats qui nous traitent d"usagers" alors qu'on est juste clients vu qu'on nous transporte pas gratis, hein !


samedi 17 mars 2018

Ça devient vraiment innervant !

Les russes vont bientôt aller comme un seul tovaritch titubant, élire démocratiquement leur nouveau petit père des peuples pour une décennie de pouvoir sans partage.  

Ainsi, Vladimir la burne, non satisfait de faire bouffer des cailloux à son bon peuple édenté mais fier d'avoir reconquis une partie de l'Ukraine, la Crimée et de  reluire les coupoles dorées de l'église ortho-machin, continue à dézinguer tout ce qui n'est pas d'accord avec sa pensée politique qui se résume en ces quelques principes laconiques : "Moi niquer toi si toi dire non à Vlad !"

Il n'hésite pas à gazer ses anciens potes 007 du kagébé  même à l'étranger avec des agents chimiques comme un vulgaire Bachar arrosant son peuple d'innocente eau de javel.

 Il redéfinit la zone d'influence soviétique contre l'Europe occidentale en aidant à mettre à la tête des anciens pays sous-fifres des fachos de première bourre.

Il est partout. Impliqué dans la campagne américaine pour aider le Rantanplan local à remporter la présidence, tentant le coup de main au FN pour déstabiliser l'élection française, mais sans résultat cette fois n'ayant pas prévu que la dame blonde exploserait en vol. 

Ainsi, à chaque élection importante ici ou là, plane son ombre malfaisante à travers des hackers chargés de relayer sa propagande sur les réseaux sociaux et par sa chaîne RT (Russia Today) qui fait péter le compteur de fake news à travers des présentatrices aux yeux qui puent la chatte de luxe.

Les dernières élections italiennes avec l'arrivée des clowns populistes et leurs potes néo-Bénitiens au pouvoir semblent aussi sentir la merde mêlée à la vodka à en croire cet article tout à fait sérieux qui suspecte une activité frénétique sur les réseaux cannellonis d'influenceurs popotski.

A qui le tour ?




dimanche 4 mars 2018

Miller et Chikirou sont sur un bateau...

Oui je sais, c'est pas bien de se moquer de gens déjà au fond du trou, mais à force de prétendre que le "Média" n'est pas une officine de la France Insoumise et de Mélenchon, j'ai fini par le croire, donc je peux taper chef !

En effet, la boîte à "sociosses" qui ne riment pas forcément avec "cas sosses" semble prendre l'eau à grande vitesse. Un peu comme la petite entreprise à Jean-Luc qui se voit disputer quelques centaines de milliers d'euros (seulement) rapport au financement de sa dernière campagne électorale. 

A force de vouloir faire différent ils finissent par faire pire. Voilà ce qu'on pourrait dire un mois seulement après le lancement du média supposé redresser la gauche et éduquer le peuple macronisé en exerçant un journalisme éthique, en dehors de toutes contraintes financières (prière de ne pas rire) et qui traite de sujets importants abandonnés par le mainstream.

Les seuls vrais journalistes hop, virés et vont dire partout que la Chikirou fait du Bolloré en pire. Et comme les emmerdes volent toujours en escadrille, les soutiens de taille se taillent, horripilés par les méthodes peu franches de la rédaction qui fait étrangement l'impasse sur les sujets qui "n'intéressent pas grand-monde" tout comme l'affaire de surfacturations présumés de LFI, la vague d'exil monstre des vénézuéliens qui vont chercher de la nourriture dans les poubelles de leurs voisins et le caviardage d'images en provenance de la Syrie... bah voyons !

Miller viendra sans doute expliquer doctement que ces gens-là sont des mauvais coucheurs et n'ont pas vraiment réglé leurs comptes avec leur enfance, Œdipe, Narcisse, Rahan le fils de Crâo etc... Je ne sais pas, je n'ai jamais regardé un seul programme de cette web télé qui disparaîtra avant la fin de l'année de toute façon.

A croire que Mélenchon en restera toujours à la gestion de sa petite épicerie, tout juste en mesure d'assurer son confort et celui d'une poignée de proches grâce à la générosité des "sociosses". 

samedi 24 février 2018

On est chez nous

Chaque année, le président de la république en fonction doit aller au comice agricole pour se faire huer, siffler, jeter des œufs. Bref c'est l'exercice d'humiliation imposée par je ne sais quelle tradition et qui semble bien contenter la société car elle fait causer dans les chaumières, donner à ironiser aux esprits chagrins, fait tourner l'éditorialiste sur les plateaux télé et refait bander l'opposition.

L'élu ainsi martyrisé devra continuer son chemin de croix dans les travées puant la merde de bétail, l'anus de volaille et le jus de cochon et subir les quolibets et les insultes. Passer par le rituel de l'explication virile entre quat-zieux avec l'abruti du jour et finir en avalant, sous les yeux menaçants des producteurs, toute la boustifaille et le pinard qu'ils lui proposent.

Cette année on a eu droit au même cirque avec en sus cette phrase slogan du groupuscule Génération Identitaire "on est chez nous" maintes fois entendue naguère dans les meetings de ce qu'on appelait le Front National. Le gugusse en question est venu au devant du président pour lui cracher au visage le malaise paysan vu et corrigé par une fédération de ploucs célébres qui réclame l'usage de pesticides, les subsides européens, le massacre de loups, moins de normes, pas d'importations,  plus d'exportations (faut être débile !) , moins de charges, la baisse du prix du gasoil et une sosie de Marion Maréchal pour chaque paysan célibataire ou un Kendji pour les pébronnes esseulées.

Le monde agricole est en crise et lorsqu'on voit qui est à sa tête, on comprend vite pourquoi. 

J'espère qu'un président ou une présidente viendra un jour briser cette fatalité pitoyable. Quelqu'un qui aura le cran de nous épargner ce spectacle affligeant de voir le leader d'une puissance mondiale aller volontairement se faire insulter et houspiller par des abrutis manipulés par la FNSEA.

samedi 17 février 2018

Fait divers

Comme quoi il faut lire ces rubriques dans les journaux : "une sexagénaire a été retrouvée morte chez elle, bouffée par ses 6 chiens."

Le plus intéressant était le commentaire de ce lecteur éclairé dont je me demande si c'est pas un de ces deux blogueurs de ma connaissance

gibet1
"Voilà encore quelque chose qui va mettre en colère Caroline de Hass. Il faudrait aussi apprendre aux chiens à manger leur maître et pas seulement leur maîtresse."

Le pire serait d'apprendre que la moitié des clébards mâles, selon les calculs de Sainte Caroline, aurait violé la pauvre femme avant de la manger, et l'autre moitié se serait (accessoirement) frotté à elle. 
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